Lorsque Thomas Mair a été arrêté pour le meurtre du député Jo Cox en 2016, il a déclaré à la police qu'il était un « activiste politique ». Lorsqu’on lui a demandé de s’identifier devant le tribunal, il a déclaré : « Mon nom est « mort aux traîtres, liberté pour la Grande-Bretagne ».
Lorsqu’Ali Harbi Ali, l’homme qui a assassiné le député David Amess en 2021, a été interrogé par la police, il a affirmé qu’il servait une « juste cause ». Lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que ses actions étaient rationnelles, il a répondu : « Si je pensais avoir fait quelque chose de mal, je ne l’aurais pas fait. »
Aucun des deux hommes n’était membre d’une organisation interdite. Ils ont emprunté des chemins solitaires d’autoradicalisation. Harbi Ali avait cultivé son allégeance à l'État islamique sur les réseaux sociaux. Mair a collecté des fanzines néo-nazis vendus par correspondance.
Les doctrines des deux assassins, l’islamisme radical et le suprémacisme blanc, sont antithétiques mais pas différentes. Tous deux convoquent les partisans de la guerre sainte. Mair et Harbi Ali partageaient le sentiment du devoir sacré de venger les injustices commises contre leur peuple. Chez les députés locaux de différents partis, ils ont trouvé une conception commune de l’ennemi.
Ce type d’extrémisme est facile à définir. Beaucoup de gens nourrissent des idées farfelues, mais avoir des pensées extrêmes n’est pas illégal. Agir sur eux avec frénésie meurtrière est un crime. Il en va de même pour l’incitation à la violence.
Le plus difficile est de contrôler les idées qui s’éloignent de la démocrat...
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